10-09-2010
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C'est à l'occasion de la conférence socio-économique de février 1991 que le gouvernement québécois a annoncé son intention de soutenir le financement d'un centre de liaison et de transfert dans le domaine de l'aluminium au Saguenay—Lac-Saint-Jean, tel que proposé par l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Il chargea donc le promoteur (l'UQAC) du mandat de préciser le concept, ou plus spécifiquement, de créer une corporation autonome, sans but lucratif, administrée par un conseil d'administration composé de représentants des industries, des universités et du gouvernement, avec pour but de favoriser les collaborations universités-industries sous diverses formes.

Les efforts considérables déployés dans le but de rapprocher la grande entreprise, la PME, les établissements d'enseignement supérieur et les gouvernements ont finalement mené à la formation d'un groupe de travail réunissant les autorités et les chercheurs de l'UQAC, du Cégep de Jonquière, de Alcan, de l'Association de l'industrie de l'aluminium du Québec (AIAQ) et la Société des technologies de l'aluminium (STAS) Ltée. Motivés par une volonté commune de mettre en place un outil favorisant le développement de l'industrie de l'aluminium, tout en respectant leurs priorités individuelles, ces partenaires ont travaillé ensemble à préciser le concept du Centre québécois de recherche et de développement de l'aluminium (CQRDA).

En juin 1993, le gouvernement du Québec accordait au Centre le statut de centre de liaison et de transfert, en plus d'une subvention de démarrage devant servir à financer son organisation. Par ce geste, il reconnaissait ainsi la pertinence du concept dans le développement de l'industrie québécoise, de même que les efforts déployés par les partenaires fondateurs.