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1. Problématique;
On connaît bien la mission ultime du CQRDA qui est de favoriser une grande transformation au Québec et de promouvoir la RD reliée à l'aluminium. La synergie partenariale qui l'accompagne n'est qu'une étape dans la réalisation de projets industriels et commercialisables.
Par ailleurs, ce nouveau centre de liaison et de transfert s'est doté, dès son origine, de structures particulières, légères et décentralisées. Ainsi en ont voulu les fondateurs. Contrairement à certains autres centres analogues, le CQRDA ne possède aucun laboratoire d'expérimentation, et n'engage pas ses propres équipes de chercheurs. Fonctionnant à l'intérieur de structures innovatrices, son rôle est de promouvoir la RD en associant comme partenaires des chercheurs et des entrepreneurs tout en respectant le lieu naturel de travail des uns et des autres, c'est-à-dire les universités, collèges et les entreprises. Dans un tel contexte, est-il concevable d'effectuer une recherche et un développement scientifiques et productifs de qualité à l'instar d'autres organisations similaires?
Il est certain qu'un tel modèle peut paraître téméraire à certains esprits. Il est raisonnable, en effet, de douter de la qualité d'une recherche effectuée à l'extérieur de cadres traditionnels.
En optant pour une structure décentralisée, le CQRDA se voit dans l'obligation de relever un double défi : un défi d'organisation et aussi de production scientifique et technique de haut niveau.
Au cours de sa brève histoire, comment le CQRDA s'est-il acquitté de cette double mission et de quelle façon, dans un proche avenir, entend-il améliorer la dimension scientifique et technique au sein d'une organisation fortement décentralisée?
2. Regard sur le vécu;
Malgré l'originalité de ses structures et la précarité de ses origines due à un financement provisoire, le CQRDA s'est efforcé non seulement de respecter sa mission scientifique, mais aussi de la renforcer à l'intérieur de ses projets et de ses activités.
Les réalisations suivantes peuvent en témoigner :
- les plans de développement et chaque plan d'action font référence à la mission scientifique et technologique du CQRDA et contiennent chacun une importante section sur le thème du transfert;
- engagement de deux conseillers scientifiques dès la deuxième année d'opération;
- création d'un comité scientifique de douze personnes, dont huit proviennent du monde scientifique (universités ou centres de recherche);
- aide et support au montage scientifique du projet de recherche par le conseiller scientifique quand l'entreprise en a fait la demande;
- un suivi des projets par le conseiller scientifique selon les règles en usage au CQRDA;
- intégration progressive à l'équipe de démarcheurs, d'une personne de formation scientifique tant à Montréal qu'à Québec;
- insertion dans les publications d'articles de RD notamment dans le magazine AL13.
Bien que ces actions dénotent déjà l'importance que le CQRDA accorde à la dimension scientifique, le moment est toutefois venu de prolonger ce vécu par un encadrement scientifique qui assure une certaine pérennité à cette importante mission.
Ce projet reposera en grande partie sur l'expertise d'un comité scientifique et technique du CQRDA. Dans une organisation fortement décentralisée où les chercheurs oeuvrent dans leurs propres laboratoires institutionnels, il apparaît nécessaire que la dimension scientifique et technologique repose sur un comité d'experts qui planifie et supervise la programmation scientifique.
Cette ligne directrice comprendra un énoncé des principes directeurs et une série de mesures d'application qui encadrent et consolident les acquis.
3. Principes directeurs;
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Le CQRDA est un centre de liaison et de transfert dont le programme d'action est orienté vers la RD. En conséquence, toutes ses activités doivent être effectuées à la lumière et en fonction de cette finalité.
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Le conseil d'administration est le premier responsable de l'aspect scientifique du Centre. À cette fin, il doit veiller à ce que la direction générale assure la pertinence et l'expertise scientifique et technologique des projets et des activités.
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Le comité scientifique est le principal acteur de la programmation scientifique. Il assure une fonction de planification, d'analyse et d'évaluation qualitative des projets. Chaque membre est choisi en fonction de son expertise dans la RD et non comme représentant d'une entreprise ou d'une institution.
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Le directeur général voit à la bonne gestion et à l'administration des projets. À cette fin, il constitue un groupe de travail interne formé de scientifiques qui effectuent une première étude des projets sous la direction du coordonnateur scientifique.
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Le coordonnateur scientifique est le responsable immédiat, auprès du directeur général, de la coordination de la programmation scientifique du CQRDA. À cette fin, il prépare le plan scientifique annuel, recueille les projets de recherche auprès des chercheurs et des entreprises, en fait l'analyse avec son groupe de travail. Il assiste le directeur général dans la présentation des projets au comité scientifique. Il doit par la suite voir à leur suivi.
4. Application des principes directeurs;
À partir de ces principes et compte tenu de l'assurance d'un financement adéquat, le Centre peut consolider et stabiliser dès maintenant sa mission de RD par le truchement des actions suivantes :
- engagement d'un coordonnateur scientifique à plein temps, dont la fonction consistera à préparer, à coordonner et à analyser la programmation scientifique et les projets qui en découlent pour en faire par la suite le suivi;
- formation d'un groupe de travail interne qui, sous la direction du coordonnateur, fera l'étude et l'évaluation des projets de recherche;
- maintenir la compétence scientifique et technologique dans la composition du comité scientifique;
- favoriser la participation d'un scientifique dans chaque équipe de démarcheurs;
- promouvoir la RD auprès des chercheurs par la visite des universités et des collèges partenaires et en organisant une rencontre collective des chercheurs au cours de l'année;
- encourager les étudiants, jeunes et adultes, à l'innovation et à la production scientifique par la création de bourses et de concours ad hoc;
- publier, régulièrement, quelques articles à teneur scientifique et technologique dans le magazine AL13;
- encourager la production, la publication et éventuellement la vente d'ouvrages scientifiques sur l'aluminium;
- viser à ce que le nouveau plan d'action s'inspire toujours de la dimension scientifique dans sa composition et dans l'identification des projets et des activités consacrés au transfert technologique.
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